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Accueillir ses frères

 
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André Payret
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La tenue du pénitent
La Caperutxa

Il s'agit de la coiffe conique, mais par extension on nomme ainsi toute la tenue. Elle est noire pour le pénitent et rouge pour le regidor. Le régidor symbolise le condamné à mort que les confrères accompagnent charitablement au gibet.
Au XVIIIe siècle on glissait la queue de la caperutxa sous le bras ou sous le cordon de la ceinture. Certains pénitents riches faisaient porter la traine par leurs domestiques !

Le Scapulaire

C'est un objet de dévotion formé de deux morceaux de feutrine bénis réunis par un ruban. Le scapulaire s'attache autour du cou et se porte sous le sac du pénitent. Il symbolise l'appartenance à la confrérie de la Sanch. Ils sont bénis par l'évêque.

La Cordelière

C'est le cordon servant de ceinture. Il permettait autrefois de coincer la traine. Sa couleur distingue la paroisse d'origine du pénitent, le rouge étant pour Saint Jacques, le blanc pour la Réal, le vert et rouge pour Saint Joseph, le vert pour les Saintes épines de Saint Matthieu et le bleu et rouge pour SaintEstève et Saint Laurent de la Salanque.

Les chaussures

Elles sont obligatoirement noires, mais certains pénitents font la procession pieds-nus.

 
 
Les cérémonies et réunions
• L'assemblée générale
et la messe dite de « Cap d'Any »
qui a lieu généralement pour l'épiphanie.
• La récollection attachée
au premier dimanche de carême.
• Le chemin de Croix bilingue
(Catalan Français) du mercredi Saint
au soir à la Cathédrale Saint-Jean-Baptiste de Perpignan.
• La procession nocturne
du jeudi Saint
à Bouleternere.
• La procession du Vendredi Saint
à 15:00, à Perpignan et participation aux processions nocturnes (Arles sur Tech, Collioure, Espira de Conflent, Osséja pour la Catalogne nord et Gérone pour le sud).
• La messe dédiée aux saintes Épines
en l'église de Saint-Mathieu (mois de mai).
• Messe du premier dimanche
de l'Avent
au Monastère de sainte Claire.
En savoir plus  

 

Vivre d'Amour c'est donner sans mesure
Une volonté farouche de suivre la Passion de notre Seigneur Jésus Christ chaque année, de faire pénitence, de se repentir, et de participer aux traditions ancestrales du département sont les principales motivations des pénitents.

Archiconfrérie de la Sanch

 

Fondée en 1416 par saint Vincent Ferrier, elle commémore la passion du Christ (Chemin de Croix et procession du Vendredi Saint) et se manifeste par des oeuvres de charité.

Le Précieux Sang de notre seigneur Jésus Christ.

L'Archiconfrérie de la Sanch est la confrérie qui unit l'ensemble des confrères du département des Pyrénées-Orientales dévoués à la confrérie du Précieux Sang de notre Seigneur Jésus Christ.

Les buts de cette confrérie sont :

• l'accompagnement des condamnés à mort (par le passé).

• la visite et l'accompagnement des prisonniers.

• la participation aux cérémonies liées à la Semaine Sainte ainsi qu'une pratique religieuse réelle et active.

• la participation aux diverses maintenances (renforcement des liens de coopération et d'entraide entre les différentes Confréries de Pénitents de France et de la Principauté de Monaco.

Elle a été fondée au 15ème siècle pendant une période trouble du point de vue religieux (trois papes étaient concurrents: grand schisme d'Occident ou Grand Schisme). C'est la crise majeure pontificale qui secoue l'ensemble du monde catholique au tournant des XIVème. et XVème. Siècles (1378-1417). Cette crise divise pendant quarante ans la chrétienté catholique en deux obédiences.

En 1415, Saint Vincent Ferrier religieux dominicain, fut invité par le Roi Ferdinand d'Aragon (dit Ferdinand le Catholique, né le 10 mai 1452), en son Palais de Majorque de Perpignan. Après de multiples péripéties les protagonistes d'alors allaient mettre fin au Grand Schisme d'Occident. La confrérie a été créée le 11 octobre 1416, par Saint Vincent Ferrier.

La " Confrérie du Précieux Sang de Notre Seigneur Jésus-Christ ", a vu le jour dans l'église Saint-Jacques des Jardins, où existaient deux puissantes confréries, dans lesquelles elle a recruté ses premiers membres : la "Confrérie des Jardiniers " qui subsiste encore, et celle des " Tisserands ".

Dans un premier temps les confrères utilisaient la chapelle dite de Saint-Ferréol (juste en face sur la gauche de l'orgue lorsque l'on entre dans l'Église). Puis une chapelle spéciale a été bâtie à l'époque de Vauban. Elle se situe en pénétrant dans l'église à main gauche.

Il y existe des chapelles de la Sanch dans pratiquement toutes les églises du diocèse (par exemple celle de Rivesaltes qui date de 1707).

Les processions

Depuis 6 siècles, le trajet et le rituel de ces processions est immuable : la procession se déplace dans les rues de la vieille ville durant trois heures, avec des stations devant des reposoirs. Chaque vendredi saint, le cortège débute à 15:00 en l'église Saint-Jacques et se termine à 18:00 au jardin de la Miranda.

Le Regidor, caparutxa (pénitent) rouge, porteur d'une cloche de fer, ouvre la marche du cortège ; viennent ensuite les tambours, voilés de crêpe noir, qui sont suivis par les mistéris, parés de fleurs, représentant les différentes scènes de la Passion, portés par des pénitents noirs ou rouges et par des femmes en mantille.

Revêtus d'un sac de pénitence noir ou rouge et d'une cagoule (la "caparutxa"), les pénitents de la Sanch, défilent dans les rues de la vieille ville, portant sur leurs épaules des groupes statuaires, les "misteris", représentant les mystères douloureux du Christ.

Chaque processionnaire (ils sont en général huit pour chaque "misteri") porte à lui seul entre 30 et 50 kg durant les 3 heures que durent le cérémonial.

Les "misteris"

Ce sont des représentations grandeur nature des différentes scènes de la Passion du Seigneur, dont les personnages sont placés sur une sorte de pavois orné de fleurs.

Le Misteri de l'hort (jardin des oliviers)
montre Jésus dans son agonie, à côté de ses apôtres endormis, mais il reçoit la visite d'un ange qui vient le réconforter. Les "jardiniers" de Saint-Jacques portent ce Misteri qu'ils ont abondamment fleuri.

Les Misteris de la Flagellation, du Couronnement d'épines et de "l'Ecce Homo"
font entrer plus avant dans la Passion de Jésus-Christ.


Les autres misteri évoquent : le Christ portant sa Croix, le Christ cloué sur la Croix et le "Dévot Christ" sur son lit d'apparat devant la Cathédrale.

D'autres "misteri" sont dédiés à la Vierge Marie. A partir du XVIIIème siècle, en effet les "Vierges de Douleur", portant une robe noire, et un coeur d'argent traversé de glaives, intègrent le cortège, ainsi que la "Soledat" (Vierge seule au pied de la Croix), et la "Mater Dolorosa" (la Vierge des Douleurs) qui tient Jésus mort dans ses bras.

Le Misteri de la "Mater dolorosa"
où Marie est debout au pied de la croix, assistant impuissante, mais résignée, au sacrifice de son Fils, sa poitrine ornée d'un cœur transpercé de sept glaives, chaque glaive représentant une des sept douleurs de Marie.

Le Misteri de la "Pieta"
où Marie est assise, recevant dans ses bras son Fils.

Le Misteri de la "Soleda"
où Marie est debout au pied d'une croix nue, Jésus ayant été déjà placé dans le saint sépulcre; elle tient dans ses mains le suaire, tandis que ses yeux mouillés de larmes fixent l'instrument du supplice.

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