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Recevoir les Sacrements

 
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Abbé Jean-Paul Soulet Curé-Archiprêtre
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Cœur à cœur
Dieu qui veut être
la vie de tout homme,
 

Dieu qui n'abandonne
aucun de tes enfants,
accorde à nos frères malades
la force de lutter pour guérir :
qu'ils découvrent dans leur épreuve
combien tu veux être proche d'eux
par des frères qui soutiennent
leur courage, par l'espérance

  que tu leur donnes
en Jésus Christ.
 
 
Sépulture Chrétienne
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Puiser à la source du Salut
Pendant quarante jours, la liturgie de l'Eglise nous invite à entrer dans une dynamique de résurrection par le moyen de la pénitence. La pénitence est l'attitude de celui qui se met à l'épreuve de lui-même, en cherchant le bonheur ailleurs qu'en lui-même.

L'Onction des malades

Le rituel parle de « sacrements » des malades au pluriel, incluant la pénitence, l’onction sainte (ou onction des malades) et le viatique (communion). L’onction est donc l’un des sacrements destinés aux malades.

Le ministère du soulagement

En grec, on la nommait « huile », « huile sainte » ou encore « huile de la prière ». Dans beaucoup de régions d’Orient, après avoir donné l’huile aux malades, on la mettait dans les lampes pour la faire brûler, ce qu’on appelait le « mystère des lampes ».

Parmi les noms latins antiques, on l’appelait aussi « huile sainte » (oleum sanctum), « onction sainte » (sacra unctio) ou encore « onction des malades ». Vatican II adopta finalement cette dernière appellation d’onction des malades.

Au Moyen Age, on mit l’accent sur les fins dernières et sur le passage de la mort à une vie nouvelle dans l’au-delà : on commença à l’appeler « sacrement des partants », puis extrême-onction (extrema unctio) dès le XIIe siècle. L’expression se répand jusque dans le vocabulaire de saint Thomas d’Aquin pour être canonisée au concile de Florence (XVe siècle) puis de Trente (XVIe siècle). Le nouveau rituel a repris l’usage antique.

L’onction est associée à la nécessité pour les Chrétiens de visiter les malades depuis le début, comme l’atteste l’épître de saint Jacques. Les oblats bénis sont apportés aux veuves et aux malades. C’est la première raison de la constitution d’une réserve eucharistique, comme l’atteste la Tradition Apostolique (n°26).

La visite procure en elle-même un repos, notamment celle de l’évêque, un repos, c’est-à-dire un certain soulagement et non la guérison. Il est nécessaire de prier « sur » le malade, de lui imposer les mains, que l’Esprit Saint descende sur lui (épiclèse). L’Epître de saint Jacques fait allusion à un passage des Actes des Apôtres (5, 15) :

" On allait jusqu’à sortir les malades sur les places, en les mettant sur des civières et des brancards : ainsi, au passage de Pierre, son ombre couvrirait l’un ou l’autre. La foule accourait aussi des villes voisines de Jérusalem, en amenant des gens malades ou tourmentés par des esprits impurs. Et tous étaient guéris. "

Ce ministère sépiscopal du soulagement est relié aux guérisons accomplies par Jésus au cours de sa vie terrestre. On trouve deux cas de figures : soit le malade se rend à l’Eglise pour recevoir l’ « huile de la prière », soit on lui impose les mains chez lui lors de la visite.

La pratique de la visite aux malades par les trois degrés de la hiérarchie ministérielle (évêque, prêtre et diacre) est antique. L’Eglise accompagne visiblement, donc par ses ministres, le malade par sa prière. On apporte une aide au malade par la foi et la prière.

Nous ignorons si à l’origine l’onction et l’imposition des mains étaient deux rites séparés, aujourd’hui ils sont unis dans le même rite de l’onction des malades.

L’onction symbolise la prière de toute l’Eglise et l’imposition la descente et l’action de l’Esprit Saint sur le malade. Par l’onction, c’est tout un peuple qui intercède pour le malade, par l’imposition c’est Dieu lui-même qui agit et se rend présent.

 
Cœur à cœur
Seigneur, celui que tu aimes est malade.
La souffrance paralyse mon corps et risque de me fermer le coeur.
  Le doute et la révolte me tiennent, certains jours, éloigné de toi.

Seigneur, tu es difficile à reconnaître. Ouvre mes yeux, mes oreilles,
et mon coeur, pour accueillir ta présence et ta tendresse.
Tu as traversé la souffrance et la mort en manifestant ton amour à tous les hommes.

Aide-moi,  en prenant ce chemin avec toi,à t'accueillir pour porter avec moi mes épreuves.
  Ouvre-moi à l'espérance de la vie nouvelle, celle que le Père t'a déjà donnée
en abondance, celle dont ta Mère Marie est déjà comblée.
  Mgr Daniel Labille  

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